Communauté de roleplay FR sur le jeu The Elder Scrolls Online, se déroulant à la Côte d'Or, terre neutre, RP variés et persistants.
 
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 Journal de cuir sombre

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Elfrid

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MessageSujet: Journal de cuir sombre   Dim 19 Fév - 12:28

* Un vieux carnet de bord, bien caché dans l'escarcelle de sa propriétaire, sa couverture de cuir sombre est rêche, tanné par des années en mer.
Ses pages, jaunie, sente le sel et le vin. Les textes consignés sont écrit d'une plume italique et élégante, formant de grande lettre aux courbes sinueuses.*






" Journal de bord,
date inconnue.


Je viens de m'éveiller sur une plage, combien de temps suis-je restée inconsciente ? Le soleil tape et l'ensemble de mon équipement à disparut.
Quelques débris ramenés par l'écume jonche la grève, je reconnais les tissus des voiles du navire...
Les choses sont encore très obscure dans mon esprit embrumer, j'entend au loin les hurlements de combat. Il va me falloir trouver rapidement en lieu plus sur que cette endroit.
Il semblerait que les inquiétudes du Quartier-Maître sur l'état de la coque ce soit révéler tragiquement juste.
Je n'ai que quelques minces souvenirs de la situation, une tempête nous à surprit alors que nous étions en route pour les eaux chaudes du sud du continent.
Les pluies ce sont abattu sur nous avec une violence rare et les vagues soulever le bateau et les hommes.
Je crois que la coque à finit par cédé au coeur du déluge, nous condamnant tous.

D'ailleurs, ou sont-ils ?

Je crains que la chute par dessus bord ne m'est était fatale, la douleur dans mon épaule me lance à chacun de mes mouvements de poignet sur ce carnet.

Il faut que je regagne la ville la plus proche pour prendre un peu de repos et commencer à les chercher...
En espérant qu'ils ne soient pas tous mort. "




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Elfrid

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MessageSujet: Re: Journal de cuir sombre   Dim 19 Fév - 12:29

*  Dans quelques instants de pensées... *





Il semblerait que les choses ne se soient pas si mal passées que cela...

Assisse, sur la branche d'un frêne centenaire, je laisse mes jambes battre dans le vide, le dos appuyé contre son tronc. Le vent est bien frai ce matin, la nuit aurait pu être pire.
Il fallait que j'aille à Haltevoie, pour ses histoires d'enregistrement, mmh...
Il va falloir que je vois si je peux faire de faux exemplaires de ses petits bouts de papier …

Aly est amusante, bourrue, comme toute fille de paysan, mais au moins elle m'a vite trouvée, je la formerais à devenir gabier, mais pour l'heure, je dois retourner à Daguefilante, voir l'avancement de la construction du navire et payer la part convenue...
Les filles de se Magistrat sont d'une distraction toute particulière et plus elles s'agitent comme des anguilles, plus elles se mettent en danger... Dire qu'elles ne le voient même pas.
Quant à leur père, c'est un vieil homme comme le monde en porte tant, il connaît ses affaires et ses lois...

Et alors que je finis de tremper la pointe de mes flèches dans le poison paralysant,
j'observe l'échiquier qui pourrait bien se mettre en place …





***





Cette Foire, n'a comme je le pensais pas remplit mes espérances, bien que faire cracher 2000 septims à la petite précieuse du Magistrat fut distrayant.
Surtout pour un ouvrage incomplet.
Je reste surprise d'avoir entendue chanter le chant des Corsaires, cela faisait si longtemps qu'il n'était pas venu à mes oreilles.
Dut temps où nous étions tous sur le pont du navire, à jouer, rire et chanter, que me reste t-il aujourd'hui ?

A part quelques regrets, beaucoup de souvenirs et nos chansons comme une litanie lointaine qui résonne à mes oreilles…
Et je ne sais qui maudire, les Dieux ou moi.
Même si au fond, le coupable je le connais déjà...

Dans quelques jours le mât principale sera hissé, il faudra que j'y dépose une pièce d'or gravé du symbole de Sai, en espérant que cela nous apporte chance...
Mais pour l'heure je vais retourner sur Coeurébène.





***





Aly à finalement disparue de la surface de la région, depuis mon retour, personne ne semble l'avoir vu... Mais je n'ai pas de temps à perdre avec les recherches d'une paysanne qui rêvait de voyage.
Je commence à m'intéresser plus spécifiquement à la Capitale des Brétons, les gens y sont...
Désespérément prévisible et naïf, leur monde tourne autour de leur couche, ils baignent plus souvent dans la lumière que moi, mais leurs yeux sont clos...
Le jeu risque d'être vite ennuyant, il va être tant que l'équipage prenne naissance.

Je n'y étais pas vraiment conviée, mais décidément je suis trop curieuse, d'ailleurs, j'y ai croisée la boniche des pestes du Magistrat...
En plus que surprendre quelques conversations dignes d'intérêts pour l'avenir.
Quand je repense son étreinte j'en ai des sueurs froides, personne depuis ma mère n'avait osée me toucher et les rares qui s'y sont essayés ne sont plus forcément de ce monde pour en parler...
Pourtant, elle m'intrigue et son ignorance manifeste me rappelle celle que je fut durant quelques années.





***





Enfin ! Le mât principale est debout et, par Kynareth il est superbe, je me languie d'impatience de prendre le large à son bord.

« Sai, entend ma prière et mon humble appel, par cette pièce d'or gravée de ton symbole placé sous ce mât d'ébène, je prie pour que ce bâtiment reçoive tes grâces et tes bénédictions, que ta chance ne nous quitte jamais, que ton don nous porte aussi loin que l'horizon et que ta bienveillance nous garde jusqu'à l'heure de notre jugement … »







Comme il était à prévoir, ils sont bien tous mort...



Quel étrange... cauchemar...

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Elfrid

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MessageSujet: Re: Journal de cuir sombre   Dim 19 Fév - 12:29

* Dans quelques instants de pensées... *






Les derniers préparatifs pour la caravelle avaient rencontrés quelques soucis de dernières minutes, enfin rien de bien dramatique, mais entre un arrivage de voiles traitées qui à pris du retard à cause d'une embuscade du Domaine et le recrutement qui fut plus houleux qu'une tempête du large...
D'ailleurs, je reste surprise des épaves qui voyageront sous mes ordres, quelques évadés, deux anciens criminels, un fou.
Peu d'entre eux feront mieux que d'être de la chair à canon, mais quelqu'un s'échappe du lot, il sera utile de les former à devenir autre chose que ce qu'ils sont, les rendre redevable et soumis.
Cela prendra plusieurs mois, voir années, mais j'ai aujourd'hui assez d'hommes pour prendre la mer et reprendre mes activités...

Je me demande parfois, ont-ils tous comprit... Ce que nous sommes réellement ?



***



Les premiers clients sont arrivés en même temps que le premier grand nettoyage du pont et des cales, beaucoup de curieux, de questions et de perte de temps.
Malgré tout, l'un d'eux c'est montré réellement intéressé, enfin, devrais-je plutôt dire « pressé » de faire affaire.
Nous avons longuement échangé devant le foyer éteint de l'auberge de Daguefilante, la négociation c'est faite à plus de mille septime, se rend t-il seulement compte des frais que son petit voyage privé va me coûter ?

Quel étrange masse venue du Nord, ses allures, son expression, il me rappel les hommes que j'ai pu connaître dans les villages Nordiques... Mmh, non en fait il me rappel pire que cela, le bosco du Destin Funeste, cet homme froid et pourtant avec la main sur le cœur que j'avais enterré par nécessiter pour nourrir mes dessins.
Bien, il souhaite la discrétion, il l'aura, sa cargaison, personne n'y touchera, mais je ne peux m'empêcher de condamner ses hommes de main à quelques bases tâches, pour mon plus grand plaisir...
Je déteste tant ses chiens en armure lourde, ils ne valent pas mieux que les soldats...



***



Voilà maintenant quelques jours que nous préparons ce départ si mystérieux et, alors que vient d'arriver dans une malle la sérénité assurée de notre traversé, un nouvel homme à souhaité s'engager.
J'ai décidée de prendre Hondo avec moi, il peut, pourra même, devenir plus qu'un Coq, encore faut-il lui enseigner davantage de règle et surtout voir s'il a bien les yeux ouverts...
Le nouveau en question ne semble rien comprendre, ni à la hiérarchie qui lui sera imposée, ni au reste. Kropt, je crois que c'est ainsi qu'il se nommé.
Encore un enfant dans le corps d'un homme qui veut remplir ses poches en pensant que la vie en mer est faite de douces brises et de soirée en compagnie de femmes aux mœurs légères.


Le feu... Dans un port d'une ville comme Daguefilante ? D'où est-il venu ? Nous étions dans la cale à parler détail avec le nouveau quand les cris de panique sur les quais m'ont fait sursauter.
Par Kyne, le navire des Kropt brûle comme un fétu de paille sous le soleil du désert... Les flammes ont déjà pris les voiles du mât de misaine, bientôt elles s'élèvent en dansant pour mieux dévorer le bois certainement centenaire.
J'entends les marins d'à côté qui hurlent, de l'eau, qu'on leur apporte de l'eau ! Je cris à mes hommes d'aller les aider avant d'aller enrager devant les débardeurs qui mettent trop de temps pour se décider. L'une des voiles en feu cède alors que ses cordages se consument encore, elle tombe sur les hommes du Noircroc, le brasier fait grincer le coque de douleur, alors qu'on évacue les premiers blessés... Mais visiblement, Kyne n'a pas fini de rigoler, poussant de ses vents les flammes sur le mât principale. J'entrevois la foule qui s'amasse sur les hauteurs du port, puis j'aide à faire sortir encore quelques marins que je confie à mes hommes... Tant que les flammes restent loin de mon navire... Tout va bien.
Mais pour l'heure il faut arrêter cet incendie, heureusement, quelques habitants apportent de l'eau supplémentaire et, les employés des quais finissent de plonger les dernières flammes dans un épais nuage de fumée noir.
Cet épisode leur aura coûtés deux mâts, la perte d'une bonne partie de leur marchandise et plusieurs blessés... Heureusement, personne n'est mort, sinon la garde n'auraient plus lâchée la zone pendant des semaines.
J'ai vu détaller Kropt comme un cheval fou vers les hauteurs de la cité, visiblement... Il connait le responsable...

Mon équipage à prit en charge les hommes du Noircroc, du repos et des soins seront nécessaires, encore de quoi me faire perdre un temps précieux... Mais j'ai retenue quelques leçons de mon fou de géniteur. Dès le soir même, plusieurs de mes marins ont pu se rendre à la taverne du coin et dans la cité, il fallait que les gens entendent parler de ce qui s'était passé, entende ma version des faits... L'héroïsme, l'abnégation, le courage... Je ne peux m'empêcher de rire, car une fois de plus...
Preuve est faite que visages dévots et pieuses actions nous servent à enrober de sucre les démons eux-mêmes.
Sans oublier, que les oreilles de mes hommes traînent me permettant ainsi de réunir quelques informations sur ce Kropt et sa famille... Aurions-nous mit trop de rhum dans les thés ?


Hondo et moi en avons longuement parlés, ce gamin sera un nid à problème, le feu, son passé. Malgré tout et, contre son avis, je veux lui donner la chance de s'expliquer, après tout son petit coup d'éclat n'a fait que jouer en ma faveur...
Et au vu de son cadeau qu'il m'a livré via son corbeau, il y a sûrement moyen d'en faire un cartographe...





Toute une nuit à veiller... Encore une de plus...



***



Enfin, le client c'est décidé à venir, nous allons pouvoir partir, le voyage sera normalement relativement calme, longer les côtes en cette saison reste sans danger, il est préférable de voir la cohésion des hommes sur un trajet de ce type... Les chasses au trésor et les abordages attendront un peu...
Pff, deux fois plus large que moi et assommer par une simple traversée, me voilà bien tient ! Obligée de gérer ses chiens et ses marchandises, comme si, j'étais payée pour cela... Payer d'ailleurs, il va falloir y penser.
Une fois l'ancre jetée, nous avons fait route vers la plage en chaloupe, plus nous nous approchions et plus des dizaines de torches nous éclairez la grève. Qui sont tous ces gens ? J'ordonne à mes hommes de se tenir près à attaquer en cas de besoin, la main sur l'une de mes dagues je descends de notre embarcation pour mieux enfoncer mes pieds dans le sable encore mouillé par la rosée...
J'observe à demi les silhouettes des personnes présentent, des paysans pour la plupart, qu'attendent-ils tous ainsi ?
Décidément, Pointe Nord mérite sa réputation de terre peu hospitalière, puis après avoir dévisagée une dernière fois les hommes de main du Boiteux je distingue enfin au loin quelques statures qui me semblent plus enclines à être des destinataires.

L'échange fut bref, mais ils ont payé ce qui avait été convenue, je n'enterrais pas mes hommes plus longtemps ici. Ses inconnus sont visiblement méfiant, je dirais même que leurs vies se balance sur un fil...



De nouveau à bord, j'ordonne que nous repartions dans la brume, descendre le pavillon de l'armée d'Haltevoie, pour le cacher de nouveau aux yeux du monde... Il me servira sûrement encore quelquefois.
Kropt finit par m'expliquer qui était les inconnus de la plage, je devrais presque le payer pour m'avoir donné ce genre de renseignement…





Non je ne suis pas folle ...  


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Elfrid

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MessageSujet: Re: Journal de cuir sombre   Dim 19 Fév - 12:29









paroles:
 




* Passer la date du 20 de HautZénith, les gens perdent la trace du Capitaine Kelter dans la cité de Haltevoie et de Daguefilante...
Tour à tour, son navire sera vu dans différentes cités portuaires du continent, commerçant sans s'arrêter à travers les océans.
Laissant à tous, la vision d'une réussite bien loin de la piraterie...


Mais, plus le temps s'écoule et plus sa frégate change d'apparence, évoluant au rythme de ses voyages...

Ses voiles jaunisses sous le soleil brûlant de l'été, sa coque est repeinte de noir et d'écarlate, on installe, non sans un certaine amusement, une figure de proue représentant un crâne géant peint de blanc; puis enfin un pavillon est hissé.
Un Drapeau d'un blanc immaculé sur lequel sera brodé un lys de fil d'argent, symbole d'une honnête commerçante voguant sur les mers.

Malgré tout, bien caché au cœur des planches de son navire, un drapeau noir attend sagement, avec en son centre, un crâne au fil d'argent mordant une fleur de lys blanc...



Le navire finira par revenir dans la belle cité d'Haltevoie, jetant l'ancre comme on jette son dévolu, en cette belle journée du 14 de Sombreciel *







Pavillon officiel du Crâne d'Argent, représentant une fleur de lys brodé au fil d'argent sur fond blanc.

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Elfrid

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MessageSujet: Re: Journal de cuir sombre   Dim 19 Fév - 12:29







La nuit était tombée lentement sur le port de la Capitale de l'Alliance, les débardeurs avaient cessé leur va et vient pour les remplacer par les aller et retour de leur choppe de bière. Quelques soldats veillent, allant dans les tintements sourds de leurs armures d'un quai à l'autre. Une nuit de plus tombe, le ciel s'illumine d'étoiles comme des millions de phares perdus dans le large de l'espace... Quelqu'un les a t-il déjà toutes compter ?
Sur le dernier ponton à l'Est, une frégate tangue avec douceur, porter par le faible courant venant du grand large, aucun bruit n'est perceptible, à part son pavillon, dont les claquements secs contre le vent rappel à tous l'identité de son propriétaire. Sur le gaillard avant, quelques marins jouent encore aux dés et, selon les lois des océans, ce n'est qu'avec quelques coquillages qu'ils ont l'autorisation de parient...
L'un des chats du navire, allonger de toute sa superbe sur le garde-fou observes de ses grands yeux jaunes les hommes, comme on dévisage des serviteurs, le maître à bord n'est alors, pas souvent celui que l'on croit...
Remontant des cales toutes en redressant sa paire de lunette à monture doré, le Second ce dirige d'un pas calme vers la pièce la plus secrète de ce bateau dont il a la charge depuis maintenant des années : La cabine de son propre Capitaine.
Le Bréton était de ses hommes beaux et élégant que l'on ne croise qu'en soirée mondaine, une chevelure d'or pour des yeux d'un vert d'eau perçant bien au-delà du verre de ses lunettes. Cela faisait bien des années qu'il était à bord de la sinistre Frégate, l'homme c'était fait à beaucoup de choses, autant aux caprices de sa supérieure qu'au rire gras des marins...
Lui, qui était noble de naissance, lui qui avait dans le sang toute l'envergure pour devenir quelqu'un, lui dernier héritier d'une famille et d'une vie qui l'ennuyait...
Le voilà Second et maître d'équipage d'un navire qui faisait autant de vague a terre qu'il en cassait en mer...

L'homme frappa à la porte de la cabine avant d'entrer.


Là, dans l'obscurité de la cabine du Capitaine; là où dansait les flammes de quelques bougies éclairant de la pâleur blafarde le mobilier oublié des princes. Le résonnement sourd d'une pièce s'agitant au gré des caprices de quelques doigts agiles ce faisant entendre. A peine éclairé au travers des vitraux qui composaient le château et sur un siège de velours rouge se tenait la Capitaine.

« Aléric... Bonsoir.
- Capitaine...
- Tu voulais me voir ?
* interrogea la femme de sa voix glaciale *
- M'assurer que vous n'aviez pas été blessé pendant votre petite escapade à cheval...
- Voudrais tu donc me vexer ?
- Loin de moi cette intention, mais je commence à vous connaître Capitaine.
- … Et sinon, comment vont les hommes ?
- Bien... Les prostituées dont vous leur avez fait cadeau les ont un peu calmé... Mais le temps commence à leur paraître long...
- Dit leur que je fais tout mon possible pour que la situation ne s'éternise pas...
- Ils le savent, je n'en doute pas »


Le Second retira alors ses lunettes les essuyant contre la doublure de sa chemise de lin, avant de se mettre à sourire, comme pris d'un léger fou rire. La femme stoppa net les mouvements avec sa pièce et penchant la tête sur le côté en direction du Bréton.

«  Puis-je savoir ce qui te fait sourire ainsi ?
- Toute cette histoire Capitaine... Vous une esclavagiste...
- Il est vrai que s'il y a bien une chose que je déteste ce sont ces gens là...
- Si la garde avait interrogée les hommes correctement, ils auraient vite comprit que la moitié de votre équipage est composé d'anciens esclaves que vous avez libérée...
- Certes, mais tu sais que toute cette petite histoire m'a donnée quelques idées...
- Vais-je encore rire Capitaine ?
- Tu riras, tant que ta langue et que ton esprit resteront plus tranchants qu'une lame Aléric...
- J'y compte bien et comment ce porte Dul ?
- Bien... Ma foi, il était réellement inquiet pour cette petite, mais je pense que son nouveau poste lui convient parfaitement...
- Quelle idée aussi... D'engager un orque qui a le mal de mer comme marin...
- Cet orque comme tu le dis, n'avait rien il y a encore quelques mois et, aujourd'hui, il est presque le maître de l' auberge de la Capitale...
- « Presque » …
* soupira légèrement Aléric * Capitaine, pourquoi ai-je l'étrange sentiment que vous ne me dites pas tout... ?
- Crois-tu que j'ai pu tout te dire un jour seulement ?
- Vous avez un équipage, une frégate à faire fuir tous les pirates et de l'or facile... Ne gâcher pas tout...
- Gâché... De nous deux Aléric, ce n'est pas moi qui ai abandonné titre, promise, domaine et héritage pour vivre la grande aventure... Aurais-tu comme un début de regret ?
- Non, aucun, la vie de mon père n'était pas pour moi et, épouser cette horreur... Le visage de nos hommes est plus harmonieux que le sien... »

La Capitaine ce redressa dans un froissement sourd de lanière de cuir et, toute en s'approchant de son second, elle reprit :

« Je connais tes vices Aléric, et même s'ils t'ont poussé à abandonner tous ce que tu avais, les miens n'ont en aucun cas cette vocation... Sans oublier que tu connais nos lois, tu n'es pas sans savoir les risques que je prends pour toi... Retourne voir si les hommes n'ont besoin de rien, si c'est le cas, tu pourras passer commande pour de nouvelles caisses de vivres...
- Bien Capitaine »



L'homme tourna alors les talons, laissant la Capitaine seule dans l'obscurité de sa cabine. La femme ce dirigea vers l'une des fenêtres de sa cabine, croisant ses bras dans son dos toute en observant le ciel étoilé...










Eh bien... A qui est-ce le tour de jouer selon toi ? J'imagine qu'il est surement captivant de détailler le monde, comme on détaille les deux faces d'une pièce...

Plus le temps passe et plus les choses sont amusantes, moi qui commençait à trouver le temps long et monotone. Le procès de la petite bêcheuse du Magistrat aura au moins eu le mérite de me faire mettre un pied dans les jeux de la scène politique. Mais l'homme s'épuise...

Plus je les observe, plus je me dis qu'ils sont une proie parfaite pour quelques idiots avides d'une justice qui ne fait trembler qu'eux.

Après tout, ne sommes nous pas tous...
La proie de quelqu'un ?

Les gens ne sont que des ombres, des voix et des odeurs...
Malgré tout, je suis moins aveugle que la plupart d'entre eux...

Demain c'est le tournois de joute...
Je suis curieuse de découvrir cela, j'imagine que cela me changera des tournois de boissons de mes marins.

Les Thyssen n'est-ce pas... La noblesse est une chose merveilleuse, capable de donner l'illusion d'être intouchable pour ne les rendre que plus vulnérable... Je payerais bien une pinte à cet orque...


La Capitaine sourit, déambulant dans sa cabine et passant prêt d'un miroir qui reflétait toute la folie de se visage souriant... La femme descendit les marches d'un pas silencieux et s'arrêta devant un meuble caché sous un long drap blanc, le saisissant d'une main ferme et le tirant d'un mouvement froid vers elle. Dévoilant alors une grande harpe à quatre-vingts cordes, chef d'oeuvre d'un artisan Bréton filigranée à la feuilles or et aux reliefs peints d'un bleu profonds...

Un long soupire de la femme parcourue la pièce face à se vestige de souvenir d'enfance.

S'installant dans un silence de mort face à l'instrument, l'accordant, puis jouant avec pour seul auditoire, la solitude de sa chambre flottante...

La musique, cristalline et douce emplit bientôt la pièce avant de s'échapper tel un murmure vers le pont principale pour disparaître avec la plus petite des brises...



Musique que l'on peut entendre comme un murmure aux alentours du Crâne d'Argent.

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MessageSujet: Re: Journal de cuir sombre   Dim 19 Fév - 12:30









Les mots avaient résonnes au fond de mon être comme les tambours sourds d'une guerre qu'on fait naître... M'éveiller en sursaut, en sueur... Encore, dans les draps de soie de ma cabine j'ai l'impression de voir les ombres de mes biens qui forment quelques dessins de monstre livides...





« Nourrit toi du mystère.
Dévore ta misère
Et surtout...
Dévore tout... »






Je ne trouverais plus le sommeil, plus ce soir, plus jamais en faites... La nuit sans lune me plonge dans cette noirceur que j'apprivoise toujours avec tant de peine.
A mon ombre se mêle trop souvent les prémisses de cette magie dont je ne serais saisir l'essence même...






«  Agit par goétie
Agit avec raison
Agit sans merci... »






A le fenêtre de « mon » château, qui n'en a que le nom, j'entrevois le vol silencieux d'un corvidé. Son rire me glace le sang, porter par l'éternité des vents, sa présence me ramène à mon serment, je sais... Je n'oublie pas, je ne déroge pas, je m'entrave même...






« J'ai tenu tête aux maîtres,
aux prêtres,
aux traîtres... »






Mais à quoi bon tout cela, pour les caprices, pour un peu de malice...
Ou pour la folie de quelques vices ?
De vous je n'ai que les brumes pâles de vos jeux avides...
Et quand je repense à tout cela, seule sous la peau d'un loup blanc pour couvrir mes épaules fatiguées et, seule face à une coupe de vin pour couvrir mes souvenirs morcelés ...







« L'art des mots et plus habile que celui du fer... »







Le jeu est ainsi fait, depuis quand, mes ongles sont-ils ainsi déjà ?
Est-ce une marque, une punition, une récompense ?
Qu'importe j'ai quelques idées dans ma manche,
Et de quoi jouer pour gagner votre chance...






« Si c'est toi,
courbe-toi,
marche profil bas,
et tais-toi,
Jusqu'au moment où l'ombre s'abat... »


Dernière édition par Elfrid le Dim 19 Fév - 12:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Journal de cuir sombre   Dim 19 Fév - 12:30






« Parfois j'ignore surement trop de choses...
Parfois, je nie souvent trop de choses...
Mais trop de choses doivent être oubliées parfois... »









Le Crâne d'Argent était de ses navires qu'on pensait qu'il avait vu mille mers, centaines de dangers et affronter dizaines de morts. Mais la frégate Bretonne était surtout de ses navires qui cachent mille secrets... Depuis la première planche posée, qui avait coutée un doigt au charpentier, à la dernière arrivant embarquer, qui avait perdu son identité. Pourtant, les dorures des gaillards, les boiseries peintes des garde-fou et les tentures de velours avaient su endormir bien des méfiances. « La superbe n'est rien d'autre que l'art de ce voilé... ». Mais entre les cales de la Frégate, c'est une tout autre vie, des marins écorchés, abandonnés, fou pour la majorité. Le genre d'homme qu'on laisse au coin des ruelles sombres, le genre d'homme que seule la barbarie peut sublimer, le genre d'homme que seule la Capitaine pouvaient tolérer...
Oui le Crâne d'Argent était à l'image de celle qui en tenait la barre jour et nuit... Rempli de secret, puant de richesse et criant de folie...

Dansant sur la houle du port d'Haltevoie, la frégate s’embellissait dans le halo du phare et dans les torches de la garde, la nuit lui donner cette allure lugubre et serine.
Installer dans le creux de son siège de tissus rouge capitonner, la Capitaine finissait la lecture de quelques parchemins, préparant d'un même temps, le futur trajet de sa sombre frégate.
La pièce éclairée par la pâleur des bougies de deux chandeliers de bois laissait danser les ombres déformer d'un mobilier parfait. Trouver, acheter... Sûrement volé... Les meubles qui composent l'antre de la femme étaient autant de pièce d'art que de chef-d'oeuvre d'artisans. Tableaux encadrés à la feuille d'or, lit à baldaquin sculpté drapé de soierie et de satins, meubles de marqueteries rares incruster d'ivoire et de nacre; sans oublier les tapis et les tapisseries de maître qui ornaient plancher et murs...
Le Capitaine Kelter était de ses femmes que l'on disait « de goût » dans le métier, ne s'intéressant qu'aux maîtres et aux princes des arts...
Le regard caché sous la pénombre de sa capuche, l'on ne connaissait d'elle bien souvent que son sourir en coin malin, ses tenues de cuir noir et rouge et son parfum, celui du lys blanc...
Mais alors que la femme semblait prise dans ses calcules de distance, compas et plume à la main, son Second entra d'un pas discret après s'être annoncé d'un rapide coup sur la porte.

« Capitaine, je ne vous dérange pas ? »

La Capitaine soupira, elle lâcha ses instruments de mesure dans un geste lent et se laissa doucement couler contre le dossier de son siège.

« A vrai dire, même si c'était le cas, tournerais-tu les talons quand tu as quelque chose qui te brûle les lèvres à me dire ? »

Le Second sourit en coin, s'inclinant légèrement, comme pour s'excuser avec une formalité qu'il avait depuis bien des années négligées.

« Le Crâne peut enfin reprendre la mer, cela doit vous soulager …
- Et si tu me disais plutôt ce qui te trotte en tête.
- Pardon... Je voulais simplement savoir si vous étiez sûr de vous, concernant la femme.
- La seule chose dont je suis sur, c'est qu'elle n'a plus rien d'un prédateur derrière ses barreaux...
- J'avoue, avoir du mal à vous cerner.
- Eh bien, que cela continue alors... »
 répondit la femme dans un léger rictus en coin.
« J'imagine... Qu'elle fait partie de votre jeu, ou qu'elle y sera amenée d'une manière ou d'une autre.
- Tout comme toi Aléric.
- Oui, bien que... J'accepte mon sort Capitaine.
- Ton « sort », d'un ton rieur, comme si... Comme si tu étais enchaînée ici, tu connais très bien mon avis sur les chaînes, qu'elles soient physiques, morales ou affectives...
- Il y a certaines chaînes Capitaine, qu'on ne serait retenir...
- Allons, ne me fait pas rire, dans cinq minutes tu parles comme cet idiot de « perce-coeur »...
- Qu'allez-vous faire de lui finalement, je pensais que vous aspiriez à le sauver ?
- Eh bien, disons qu'il a eu la mauvaise idée de me faire changer d'avis et, après réflexion c'est un faible qui me posera plus souci qu'autre chose... Sans oublier qu'il a menacer mes intérêts directes...
- J'imagine que c'est surfait de vous demander si vous comptez l'épargner... ?
- Aléric, l'avantage incroyable avec les idiots, c'est qu'ils ont l'art de vous tendre le bâton pour qu'on les frappe avec... Et quand bien même, le Magistrat et le Lieutenant me prouverez par le procès que la seule chose solide chez eux, c'est le métal qu'ils portent... J'ai un chasseur qui a encore ses preuves à faire...
- En parlant du Lieutenant, j'ai cru comprendre qu'il avait besoin de vous...
- De moi, certes non, de mes contactes et de mon influence, oui...
- Mmh... Soit. En parlant du chasseur, qu'allons-nous faire d'elle ? Les hommes s'inquiètent de sa présence à bord, je ne serais même pas étonné que certains cherche à la faire passer par-dessus le garde-fou.
- J'ai toujours préférée les chats...
- Pardon ? »


La Capitaine se redressa de son siège et attrapa d'un parchemin enroulée qu'elle donna à son Second.

« Fait préparer les commandes et préviens nos clients, nous partirons prochainement.
- Hm... Bien Capitaine. »


Aléric salua brièvement la femme et quitta les lieux sans ajouter un mot... De nouveau le Crâne d'Argent était prêt à prendre la mer, les cales remplit de secret...



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Elfrid

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MessageSujet: Re: Journal de cuir sombre   Dim 19 Fév - 12:31






2 Semailles 2E584



« Aah... Ma tête...
- Capitaine, restez couchée, vous êtes encore blessée !
- Aléric... Mais, ou sommes-nous ?
- Dans l'infirmerie Capitaine, vous... Vous avez pas mal dormit...
- Moi dormir ? s'interrogea la femme amusée à l'idée
- Trois semaines tout de même...
- PARDON ?! »

L'encapuchonnée sursauta sur le matelas dans un grincement sourd, avant d'être brusquement rattrapée par une violente douleur à hauteur de ses côtes flottantes. Elle grimaça longuement, posant ses doigts encore tremblant sur le bandage ensanglanté de sa blessure, grognant et vociférant des insultes contre les responsables inconnus de son état. Le Second soupira toute en allant récupérer un verre d'eau pour le tendre à sa supérieure.
« De l'eau... Je suis blessée, pas mourante Aléric...
- Hm... J'irais vous chercher du vin plus tard. * souffla l'homme dans un rit discret *
- Qu'est-ce qui s'est passé... ?
- Eh bien, après qu'on est quitté Haltevoie pour le repaire des bandits responsables de la mort de Darbois, il semblerait qu'on ce soit fait repérer à ce moment là... Des tireurs embusqués nous sont tombés dessus, suivi par toute une troupe d'hommes lourdement armée... Il semblerait que la Confrérie n'avait pas d'amis très sympathique...
- Je ne me souviens de presque rien...
- La plupart des membres de la Confrérie sont morts Capitaine... Vous avez été mortellement blessée par une hache empoisonnée, c'est un miracle que vous n'ayez pas rendu l'âme.
- Et toi, tu n'as rien eu ?
- Ahem... Je suis un Bréton, ma magie nous à protéger et permit de faire diversion pour nous échapper...   
- Toi et ta foutu magie... Ou va le Crâne ?
- Nous retournons à Faillaise Capitaine, l'Alliance est devenue trop dangereuse pour une femme recherchée telle que vous.
- C'est une blague ?
- Je doute que ses bandits, au vu de leur moyen, ne puisse se permettre de se lancer dans une chasse à l'homme à votre égard, chez les Nordiques, vous serez en sécurité. Dut moins, le temps que la Confrérie ce fasse oublier...
- Je déteste quand tu as raison...
- Vous resterez caché la-bas le temps que les choses ce calme... »





***




18 Plantaisons 2E584




C'était les croisements sinistres d'un corvidés rodant éternellement autour de son bâtiment qui l'avait fait ouvrir les yeux. Dans la pénombre moite de l'infirmerie si familière et pourtant si étrange à sa mémoire le Capitaine de la lugubre frégate reprenez doucement connaissance. Sur la commode de la pièce s'écouler encore les dernières gouttes de cire d'un candélabre oublier la veille, rien ne sembler pouvoir troubler le silence des lieux, alors que percé à travers les vitraux blafards les premières lueurs d'un croissant de lune. C'est finalement les ronflements sonores d'un homme qui furent sursauter dans ses couvertures épaisses la jeune femme, tournant vivement son visage, c'est son Second qu'elle reconnue, affalé tel un ivrogne sur une chaise, un ouvrage sur les cuisses, bouche entre-ouverte et fourrure de renne maladroitement juché sur son torse.
Allez savoir si c'est la malice de l'enfance ou son éternel colère qu'aucune richesse ne semblez pouvoir combler, la Capitaine saisit mollement son oreiller avant de le jeter de ses maigres force sur son fidèle Bréton...
«  Outch... étouffa l'homme en recevant l'édredon en pleins bas ventre.
- Tu ronfles ! »

Le mage vint saisir maladroitement la taie la calant contre ses cervicales pour y reposer sa nuque endolorie par plusieurs jours à veiller celle à qui il avait juré fidélité, il sourit toute en se redressant dans un grincement de chaise, déposant dans un dernier mouvement son livre sur la table à chevet non loin de lui.
« Moi aussi ça me fait plaisir de vous voir réveiller Capitaine...
- Tss... Combien ?
- Trois jours cette fois-ci. »

La demoiselle expira de plus belle, venant se masser les tempes tous en fixant le plafond, durant de longues minutes, elle chercha à remettre dans son esprit embrumer sa mémoire en ordre. Remarquant son silence, le Second reprit :
« Vous voulez rester seule ?
- Non, de l'encre, du papier et ma plume...
- Ma Dame, je... Reposez vous, par les Huit...
- Cesse de l'inquiéter pour moi Aléric... Je suis capable de m'en sortir seule.
- La preuve que non ! gronda le Bréton. Vous avez faillit mourir et après vous faire tuer par un homme qui à bafoué les lois de son peuple ! Vous avez la cheville en morceau, si vous repartez en ville vous risquez de garder des séquelles.
- Je suis largement capable de me remettre avec mes onguents...
- Outre vos compétences en Alchimies et autres plantes médicinales, votre corps est faible... vous êtes aussi pâle qu'un mort.
- J'ai toujours été pâle...
- Comme un cul, pas comme un mort...
- … Pardon ?! S’esclaffa la jeune femme en tentant de s'asseoir maladroitement sur le matelas
- Reposez vous, vous ne tenez même pas debout... Je vais demander à Hondo de vous faire une soupe et je vais vous préparer quelques fruits frais... Je crois qu'il nous reste une caisse de fraises et figues...
- Tu sais très bien que malgré tes pouvoirs, tu ne peux m'empêcher de sortir d'ici... gronda la Capitaine en fronçant les sourcils, son ton ce voulant plus dure.
- Je le sais, mais je sais aussi que vous avez un équipage dévoué qui m'en voudrait de ne pas tout faire pour vous garder en vie... A commencer par moi... Faillaise n'est rien, vous avez de l'or à faire pâlir certains princes... Par les Huit, j'ai l'impression de vous poser cette question toutes les semaines, mais derrière quoi courez vous ? »





***





9 Mi-l'An 2E584




La douleur avait fini par devenir plus douce, où est-ce l'habitude qui la rend moins pesante à mes heures de vie ? Aléric avait insisté, surement trop, mais à présent savoir que nos voiles s'éloignent me permet d'y voir plus clairement…
La lettre venant de la Confrérie avait tout changée… Hier…
Brusquement la porte de la cabine s'ouvrir laissant apparaître le visage du Second.
« Capitaine, tout va bien ?
- Par les Dieux, Aléric je vais te faire mettre aux fers si tu continues à rentrer sans frapper !
- Mmh, j'en doute, j'ai un double des clefs… Répliqua le Bréton dans un léger sourire toute en fermant la porte derrière lui. »

La Capitaine soupira, assise dans son siège de velours capitonnée éclairée par la pénombre d'une bougie, une lettre dans la main gauche, forcé de sortir de ses pensées, la femme ce laissa doucement glisser contre son dossier toute en détaillant le pas de l'homme qui s'approchait de son vaste bureau.
« Qu'est-ce que tu veux ?
- Prendre de vos nouvelles, comment va cette cheville ?
- Mes onguents font des miracles comme toujours… Sinon je suppose que tu te demandes ce que contient la lettre qu'un corbeau m'a apporté hier ?
- Je vais finir par croire que vous avez des talents de médium Capitaine !
- Où je vous connais trop bien et c'est tout aussi inquiétant… »

Le Second éclata de rire, puis saisissant un tabouret dans un coin de la pièce, il s'assît face au bureau, contemplant un long moment la carte des océans des Tamriel. Quand la jeune femme reprit toute en déposant la lettre sur la vaste table à la marqueterie de qualité.
« Ce sont les hommes d'Haltevoie… Ils ont retrouvés le nouveau repaire de ses chiens…
- Encore…
- Vous aviez espoir que j'abandonne… ?
- Vous ? Bien sûr que non, mais disons que dernièrement, vous finissez souvent mal en point dès que vous sortez…
- Je sais, mais je ne devrais pas tarder à retrouver la chance de la Dame...
- Plait-il ?
- Je sais que quelque part sur ses terres ce trouve le trésors caché du pirate écaille-pourpre. L'un de mes collaborateurs possède une connaissance qui pourrait nous indiquer le chemin de cette petite merveille. Je ne l'avais pas revue depuis des années, mais je savais qu'en entendant parler de moi dans la région, son envie de refaire affaire le ferait sortir de sa cachette...
- Et maintenant ?
- Nous allons devoir nous rendre à Vendeaume, il m'a donné rendez-vous, il souhaite que je lui rende un service... Visiblement urgent...
- Mmh...
- Qu'importe ce que tu penses Aléric, sans lui nous n'avons aucune chance de remonter la piste de ce trésor...
- Bien, je vous accompagnerais...
- Je n'avais pas l'intention de te laisser d'autre option... »



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MessageSujet: Re: Journal de cuir sombre   Dim 19 Fév - 12:31




11 Soufflegivre 2E584



" Ne vous en faites pas Capitaine, nous la retrouverons.
- Hm... Je ne me fais guère d'illusion... Mais cela m'apprendra à faire des promesses... Mettons cela sur le compte d'une erreur de jeunesse... "






La nouvelle était venue de la bouche de l'orque, montant par une nuit sans lune sur le Crâne pour aller discrètement avertir sa supérieure de l'état de la situation...
Un Daedra, des dégâts, une employée disparue et une troupe de garde fouillant l'auberge dans ses moindre recoin.
La Capitaine avait alors préférée ce retirer sans un mot dans sa cabine, jaugeant que la compagnie de la solitude vaudrait mieux...

Comme si la remplacer au pied levé était seulement envisageable, par Kyne que vais-je dire à sa mère...
Sans oublier le bébé, Julia, qu'est-ce qui t'a prit de t'entêter dans cette voie...

La Capitaine ôta sa capuche pour venir détailler les traits de ses appartements qu'elle connaissait si bien, son regard s'arrêta alors sur l'un des tableaux peint pour elle.
Le Destin Funeste y était représenté, gisant aux fonds des eaux glacés...

Hm... Qui voudrait d'un tel don, toi qui à vu la mort de ton frère naître sous tes traits de pinceau, qui voudrait d'une vie ou l'on connait l'avenir sans jamais pouvoir rien y changer... ?
Après tout, c'est peut-être mieux ainsi...
Mais je tiendrais ma promesse Julia, après tout, tu savais très bien que ton avenir était déjà tout tracé...
Tout comme le mien...

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MessageSujet: Re: Journal de cuir sombre   Dim 19 Fév - 12:31





22 Sombreciel 2E584




" Une autre fois, peut-être...
Croyez bien que ce coup là, je ne l'oublierai pas... "






Lui ? Sergent ? Comme ça... Vous m'en direz tant !
La garde est tellement désespérée qu'elle doit venir se servir dans mes rangs maintenant... ?
La jeune femme poussa un profond soupire, installée dans son siège de velours rouge, sa vipère ailés sur l'accoudoir.
Je ne comprendrais jamais ces personnes qui s'enchaînent à un ordre, une patrie... Bon eh bien, je n'ai plus qu'à lui trouver un remplaçant, si tenter que la garde ne me le prenne pas avant...
Et puis, de toute façon, c'était un mauvais compagnon de jeu...

J'avais vaguement entendu dire qu'elle était plutôt douée en alchimie, à vrai dire, elle ne m'est d'aucune utilitée mais si lui donner l'illusion qu'elle peut être un allié à mes yeux permet d'endormir sa confiance...
C'est étrange, sa demeure renferme les mêmes odeurs que la chambre de ma mère... Nous verrons bien ce qu'elle vaut...

Pour une Bosmer il est vrai qu'elle avait du cran, doublé d'un certain talent...
Voyons ce que le temps donnera pour elle, mais pour l'heure je gage d'en faire quelque chose...

Tes parents sont au Temple... Je ressens de plus en plus sa trace...
Quel genre de sbire compte tu encore mettre sur la table... Un conseil, ne me cherche pas trop...



***






17 Soirétoile 2E584




Son dos encore engourdie par sa rencontre avec son propre garde-fou, la Capitaine ce laissa lourdement tomber sur ses draps de soie, serrant entre ses doigts gantés la fourrure de renne placé nonchalamment en descente de lit.
La demoiselle perdis de longues minutes son regard entre les détails de boiserie de l'armature de son lit à baldaquin, elle se souvint de sa conversation avec l'artisan et des plans pour réaliser ses bas reliefs représentant des fleurs de lys grimpantes...
Les drapés qui entourent la structure aussi elle les avait voulu unique, d'un velours rouge écarlate et bordé de discret file d'or, mais à quoi bon ? La beauté de toutes ses oeuvres ne seraient lui ôtez ses douleurs, la Capitaine repensa aux mots de la bête envoyée par la Tisseusse, puis à la chute du Sergent et enfin à la foudre d'Aléric touchant le Commandant, elle sourit...
" Non mais qu'ils sont bêtes parfois... "
Murmura t-elle toute en ce passant doucement une main sur son visage engourdie, un rictus de douleur tordit alors ses lèvres, un coup de plus...

Bien, je vais devoir penser à rembourser cette armure... Ah Aléric, sur tous les hommes présents, il fallait que tu me grilles comme un jambon un Commandant de la Garde du Lion... Décidément, tu as l'art de sauter les deux pieds dans les ennuies, prie sombre crétin pour qu'il n'exige pas de trop gros dédommagement...
Hm... Ou laisse moi trente-six heures...





Quatre jour plus tard.



Des gardes ! Quatre gardes ! Non mais sérieusement ? A croire qu'il veut me rendre dingue... Tient, j'aurais mieux fait de la garder pour moi cette bouteille...
Comment peut-il espérez que cela change quelque chose, comme si... Comme s'il avait la moindre idée de ce qui l'attend...


J'ai croisée le Commandant de la garde du Lion, il semble perdu dans cette Capitale, mais au moins, il n'a pas l'air de vouloir poursuivre sur cette affaire d'éclaire... Au prix que cette armure m'a coûtée, encore heureux...


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MessageSujet: Re: Journal de cuir sombre   Mer 1 Mar - 12:13




18 Primétoile, 2E585



Quelle idiote suis-je...

La capitaine referma doucement la porte de sa cabine, venant ensuite la verrouiller de sa massive clef, elle déambula jusqu'à l'une des fenêtres de son château, l'ouvrant dans un lent grincement, elle laissa le vent glacé du large faire gonfler sa capuche de cuir et lui rafraîchir les traits crispés de son visage.

Oui vraiment, tu es idiote...

C'était étrange et c'était terminer en même temps, le Crâne est de nouveau mien, qu'aurais-je pu demander de mieux ? Quoi qu'il en soit, que pourrais-tu vouloir de mieux... Demain nous reprendrons le large...

Idiote, tu n'es qu'une idiote...

Dois-je pouvoir attendre plus, je l'ai voulu, je l'ai eu... Tu ne peux t'en vouloir qu'à toi-même...
Demain nous reprendrons le large, mais encore cette nuit je resterais à veiller l'aube...
Un palais de glace et d'or...
Demain nous reprendrons le large...



***






29 Primétoile 2E585

Écaille-Pourpre, pirate de toutes les mers, mort il y a cent vingt-six ans, tué par un navire de l'Empire...
Derrière lui l'argonien ne laissa aucune veuve, mais un trésor mystérieux...

Sa légende tu me la racontais lorsque j'étais enfant, ai-je été si bête de croire que tous qui sortaient de ta bouche était vérité vrai ? Ou dois-je cette curiosité maladive à nos rares souvenirs tendres...

Si seulement je pouvais dormir un peu...

Il n'aura pas fallut longtemps au Nordique pour qu'il comprenne, il est aussi malin que toi, même si j'ai encore du mal à croire cela possible pour un homme de Bordeciel.
J'ai manquée de perdre deux de mes hommes pour cette chasse avide, tout cela pour rebrousser chemin, trop dangereux, j'aurais surement pu les forcer à avancer... Quitte à sacrifier une ou deux vies, la mienne y compris...

Les années passent, mais les leçons on toujours un goût amère, surtout quand elles me sont donnée par un chien sans parole et sans liberté...


« La confiance est un luxe que seule les idiots ce paye. »

Pour la première fois, j'avais fait taire le sens de ses mots, pour la dernière fois aussi...


Julia, j'aurais tend aimer pouvoir te donner plus qu'une pierre sans nom, tes parents m'ont fait savoir pour l'argent et pour le Temple...
Me voilà donc obligée de les assumer, tous les deux, ainsi que ton fils et celui du Comte Malicorne... La vie à cette ironie dont je ne serais me laser, même si aujourd'hui elle se joue de moi, qui aurait pu dire, à part tes tableaux, qu'un jour je veillerais au bien-être d'un descendant d'un homme si méprisant...




***






La douleur à ma main droite rendra l'écriture hasardeuse, cela faisait un moment que je n'avais eu si mal et, j'ai bien cru mourir, pour la deuxième fois de mon existence, j'ai bien cru vous rejoindre...

Il est à bord, pourquoi ne l'ai-je pas tuée ? J'étais surement trop faible pour faire plus de victime ce soir la, mais passons à l'écriture du journal de bord...
Certaines questions restent sans réponse et c'est surement mieux ainsi …


Extrait journal de bord,

3 Clairciel, 2E585
Jour 1,
Nous les avons ramenés à bord tous les quatre, Bastian c'est chargé de le débarrasser de cette armure martelée, nous avons dû user de la grande pince à chaîne des cales pour le désosser.
Si aucun éclat de métal ne c'est juché dans ses chaires, cela sera un miracle.
J'ai réussi à lui faire boire un semblant de sérum pour éviter une infection.
Le somnifère semble bien faire effet, cela me facilitera les soins.
Je risque d'en avoir pour plusieurs jours et vu l'état de mon propre bras, je ne serais pas être des plus efficaces.
Je ne suis pas sûr qu'il survive à la semaine.

Jour 2,
Son sommeil reste agité, je ne serais pas dire si c'est uniquement le fait de sa forte fièvre, mais c'est encourageant, son corps ce bat.
Les trois plaies perforante au ventre son les plus inquiétante, heureusement, la plus haute n'est pas sifflante, le poumon n'a rien.
J'ai refait quatre fois les bandages cette nuit, l'écoulement vient seulement de se calmer à l'aube.
J'ai pu enfin le recoudre, cela m'a pris la journée, les cataplasmes aideront à éviter les risques de nécrose des chaires.
Maintenant, il faut que les files tiennent.

Jour 3,
Je continue à changer les bandages jour et nuit.
Les coutures tiennent et ses fièvres sont plus espacées.
Il ne semble pas prêt à reprendre connaissance, il à besoin de repos.

Jour 4,
Changement des bandages trois fois par jour, la cicatrisation commence à se voir.
Mes onguents devraient limiter les traces de l'attaque, même si je gage qu'un guerrier n'en a que faire.
Il a eu une violente fièvre à l'aube, mais cela semble s'être stabilisé.

Jour 5,
Son sommeil semble plus léger, il ne frisonne plus.
La fièvre a disparue.
Il s'en sortira, pour cette fois.

Jour 6,
En court de guérison, ses jours ne sont plus en danger.

Jour 7,
Il s'est réveiller, il a pu boire un peu et manger.

Jour 9,
Changement de programme suite à cette maudite lettre, il sera débarqué dans la journée, je dois quitter la Capitale.



***




1 Semailles, 2E585


Inspire, expire... Sinon tu vas hurler... Inspire, expire... Sinon tu vas te noyer...


Le Crâne d'Argent n'est plus, Lanköra... De légende tu deviens cauchemar, mes souvenirs sont éparses et douloureux, j'ai si mal...

Aléric, Hondo, Bastian, Silnas...

Je maudis ce jour qui t'a donné la vie Kelter, même mort tu me portes encore malheur, voilà ma récompense pour courir derrière les vestiges de notre sang. Quelle leçon amère, j'ai si mal...

Räaj'Ki, Queue-qui-flotte, Sven, Habrahim...

Pourquoi ne suis-je pas morte ? Quelle question idiote, me voir souffrir est plus amusant après tout... Mes planches doivent côtoyer les poissons des grands fonds maintenant... Un Capitaine doit toujours mourir avec son navire, mais moi, c'est la deuxième fois que l'on me refuse ce droit... J'ai si mal...

Thomas, Olfrig, Imir, Hlar...

Coeur-Enclume, la côte d'or, que pouvais-je espérer de pire, une terre impérial qui n'est pas en guerre, une terre ou vivent pirates et légionnaires... Si l'on ce souvient de mon nom... L'on ce souviendra de ses crimes...

Alister, Corentin, Oeil-Noir, Nels...

Il ne me reste rien, ni gloire, ni bien, ni richesse, je n'ai plus que mes mains et votre bénédiction, j'entends Shiro, lorsque je ferme les yeux, j'ai parfois la sensation d'être encore à bord, à sentir la houle et l'air marin... Que dois-je faire...

Sor, Orrin, Wayn, Roderic...

Mais pourquoi suis-je en vie ? Pourquoi encore... Aléric... Non, je n'ai même pas envie d'y croire, Nammu... Lui ? Ô, merci, ils ne sont pas tous mort, il va bien, c'est déjà mieux que rien...

Vincente, Myn, Saliith, Rans...





J'ai si mal...



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MessageSujet: Re: Journal de cuir sombre   Dim 16 Avr - 18:09




4 ondepluie, 2E585






Le crépuscule était arrivé vite en ce début de saison, bientôt les longs rivages sableux de la côte d'Or c'étaient retrouvés baigné dans un bain de couleur flamboyant. Les plages de la côte avaient quelque chose d'incroyablement doux et chaud durant ce court laps de temps ou l'océan et son horizon se transformait en une étendu sans fin perlé d'éclat du soleil couchant. Les herbes folles qui courraient sur les dunes onduler au gré des vents salins venant du large, alors que le parfum des fleurs sauvages venait se rajouter à l'embruns de la grève.
Pourtant, en ce jour, on pouvait voir non loin de l'écume venant s'écraser sur le rivage les flammèches de quelques bougies flottantes au gré du courant sur des morceaux d'écorces séchés, s'éloignant doucement, bercé par le son des vagues, l'attroupement discret avait cependant quelque chose de macabre.
Alors, perché sur la branche d'un olivier desséché, deux corbeaux aux plumages aux reflets violets et à la corpulence peu commune observaient la scène de leur regard dérangeant, leurs croassements sinistres accompagnant le spectacle.
Serrant dans le creux de sa main une lettre froissée mainte fois, la silhouette d'une jeune femme aux cheveux détaché regarder en silence le rivage pendant que disparaissez les oriflammes au large. Un soupire mélancolique s'échappa avec peine de ses lèvres écarlates. L'ombre rangea le parchemin jaunie après l'avoir parcouru une dernière fois, une expression risible ce dessinant sur ses traits fin un court instant :

« Pourquoi de tous, c'est toi... »

L'horizon me semble si loin vu du rivage, je pourrais... Non c'est stupide... Et pourtant, la Capitale n'est pas si loin à vol d'albatros... Je n'ai qu'à trouver de quoi revenir sur ses quais bondés, la-bas je suis quelqu'un, mais une comédie grotesque, certes... Ici je suis une ombre et enfin je suis libre...
Rah ! Que t'arrive t-il, j'enrage ! Enfin ! C'est ce que tu voulais tu l'as, non ?!
Je n'ai plus que moi, je n'ai plus rien...
Dans d'autres temps surement j'en serais heureuse, alors pourquoi mon cœur ne cesse de se serrer ? C'est stupide et je ne comprends pas, j'ai les réponses à mes questions... Alors, pourquoi se souvenir s'accroche t-il à moi ?
Et si... Je rentrais...
Soudainement, le corbeau délaissa le paysage de l'horizon, revenant à la femme vêtue de cuir, la dévisageant sans gêne avant de s'adresser à elle d'un ton faussement ironique :

« Crôôôôaah, la Main Blanche semble bien pensive, le crépuscule et t-il si magnifique ? Pas autant qu'un trésor n'es-tu point d'accord ?...
- J'ai compris... »


Les deux volatiles s'envolèrent alors dans le ciel à cette réponse, ne semblant pas en attendre d'avantage alors que la jeune femme les observé s'éloigner dans le ciel rosé.

« Vous m'agacez tellement... Sergent. »



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